



6
Chez Christine Reper
La forme en terre se construit autour du vide, s’élabore sans réponse définitive, avec toutes les échappées possibles, elle peut s’inventer, devenir autre, en rapport avec le temps et l’espace.La cuisson va continuer l’œuvre, une épreuve qui peut mener à l’anéantissement de celle-ci.C’est à chaque fois une incertitude vécue comme un défi. L’attente du résultat se fait dans un silence plein de retenue, de rêve.Puis vient le moment de l’étonnement, du doute, de l’acceptation de l’inattendu. Cet aléatoire qui fait tellement partie de la vie de l’atelier.
L’oeuvre est peut-être riche de tout ça.
Depuis quelques années j’explore une technique de transfert d’images, images qui se mêlent, se superposent ou se juxtaposent. Chaque pièce sortie du four permet de renouveler le rêve de ce qui est encore à faire, de ce qui est prêt à être, à naître, à sortir de terre