Au nord du Monde

Performance

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Au Centre Protestant

Démarche artistique

Que reste-t-il des paysages que l’on a traversés quand on ferme les yeux ? ’ Gilles Clément avec ses mots convoque nos paysages intérieurs, ceux qui nous constituent s’édifiant sur ceux que l’on a arpentés, qui nous habitent.   Avec sa voix, avec son corps, une femme habite l’espace, de même qu’il est agi par elle. Ses textes vocalisés, reposent sur le sol, se heurtent aux parois de papier, se fondent dans l’image. Serait-ce un paradoxe : l’abstraction des poètes a besoin de la trame du papier pour s’écrire, dualité source du voyage entre ‘ l’infini dedans et l’infini dehors’ ( Artaud ). Le papier lui-même est mouvant, qui reçoit les mots, les ombres, les paysages, allié versatile de cette silhouette au point de l’absorber. Hors du champ, et parfois dedans, présence discrète d’une solitude parallèle, un homme activant l’installation, accompagne ces réflexions par ses gestes qui les ponctuent, les appuient, les prolongent, parfois en contrepoint . Tandis que la neige avance, la pluie crépite, la mer respire, le son d’Asmus Tietchens tantôt électrique, tantôt liquide semble vouloir concilier l’immensité des paysages avec la finitude de notre condition.  Avec des textes de Paul Eluard, Herman Hesse, Jacques Izoard, François Jacqmin, Bénédicte Davin, Emmanuel Kervyn

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